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 [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"

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Kobori Yusuke
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Date d'inscription : 11/08/2009
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MessageSujet: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Mer 12 Aoû - 19:55

Il faisait nuit depuis quelques heures. Nous étions alors dans un quartier de Tokyo mal fréquenté. Le ciel, parsemé d’étoiles, nous était offert. Nous dansions dans les draps d’un hôtel que je connaissais bien. La lune laissait sa douce lumière frapper le sol. J’accompagnais une jolie femme que je ne connaissais pas. Une vie bien banale, pour moi. Elle avait été charmée pour mon corps, et avait réussi à me convaincre. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas laissé tenter par une jeune demoiselle, mariée et ennuyée, ou bien célibataire et en manque. Tant et si bien que nous nous sommes retrouvés là. Comme deux idiots, à vivre une nuit intense. C’est comme ça que j’étais né. Une erreur, sûrement. Mais j’aimais m’en remettre à cette erreur pour me convaincre que j’existais. C’était personnel, et intime. Cette jeune demoiselle prenait son pied, et ne se doutait même pas du bien qu’elle me faisait. La soirée s’est faite, telle que je la prévoyais. Nous avons aimé comme je suis né. Je ne désirai plus rien.

Je ne savais plus quelle heure il était. Nous nous étions quittés sans numéros de téléphone, ni adresse, ni mail. Je ne pouvais plus la joindre. Tant pis, après tout, tout ce que je savais d’elle, c’est qu’elle n’était pas mauvaise sous les draps. Je n’ai pas attendu pour quitter ce quartier. Inutile de prendre des risques. J’ai donc lancé mon corps vers l’avant, sûr de ne pas être reconnu. J’étais habillé normalement, certes, mais personne du lycée n’oserait venir ici, c’était certain. J’ai dépassé des boutiques à l’allure incertaine, et aux lumières vives. J’ai saisi des bribes de phrases en marchant rapidement. J’ai oublié qu’il n’y avait aucun honte à avoir. J’ai oublié tout ce que j’ai pu oublier, pour me sentir plus léger et fuir plus vite. Et puis, j’ai bien fini par sortir de ce trou. J’ai quitté ce quartier affreux pour déboucher dans une grande rue marchande. Presque tous les magasins étaient ouverts. Peut être la dernière demi-heure…

J’ai sorti de ma poche un paquet rouge. Des cigarettes. J’en ai sorti une, l’ai allumée et ai tiré une grande bouffée salvatrice. Mes mains tremblaient un peu et j’avais un peu froid. Il y avait des bancs, dans cette rue. Je me suis bêtement assis. Ma situation n’était pas enviable. Je devais être un peu fiévreux et me trouver dans un état de non-réflexion avancé. Je devais surtout ressembler à un pâté avachi sur un blanc publique, une clope se consument lentement à sa main. Quelle ironie. J’étais d’une beauté saisissante, et je me retrouvais comme un clochard dans une rue de Tokyo, seul et perdu.
Je devais me trouver de la compagnie. J’avais envie d’une bière. Mais me lever était bien trop difficile. Je me suis bêtement mis à soupirer longuement. Soupire, soupire, Yusuke, tu n’as que ça à foutre. Ah, et finis ta clope, aussi. Et puis, en rentrant chez toi, fais-toi une soupe. Et puis, une fois que tu auras encore avalé tes trucs déjà préparé par une machine, que tu seras propre, il sera très tôt. Tu n’auras pas le temps de dormir, et puis il sera trop tôt pour aller au lycée. Et que comptes-tu faire, maintenant ? Tu es à peine capable de te lever.

Il était vrai, en effet, que la fin de la nuit s’annonçait mal. Même si je partais maintenant, je n’arriverai jamais à dormir, et je ne saurai jamais quoi faire du reste de mon temps. Je devais finalement rester seul, perdu et coincé sur ce banc. Pauvre de moi. Quelle idée d’aller suivre une inconnue dans un hôtel. Je rirais un instant de ma bêtise. Et puis, j’ai arrêté de ne réfléchir à rien. J’ai été attiré par un léger bruit à côté de moi.
Je m’attendais à tout, sauf à ça. En fait, je ne m’attendais plutôt à rien. J’ai ouvert de grands yeux surpris, et j’ai regardé ce qui était à côté de moi. Assis. Debout peut être. J’étais pétrifié, incapable de définir ce que c’était. C’était humain. Du moins, ça en avait l’aspect. Qui ? Depuis quand ? Ca, je ne savait pas. Mais c’était juste là, à côté de moi.
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Jeu 13 Aoû - 16:19

Emily soupirait, elle était seule dans les rues de Tokyo et ne savait pas du tout où elle était. Elle aurait peut-être dû écouter les explications du chauffeur de bus. Mais, à 20h du soir, la blonde était tout sauf attentive, les mots rentraient par une oreille et sortaient par l'autre. Et puis, honnêtement, le chemin que lui avait indiqué l'homme n'était pas très clair... surtout qu'elle ne parlait pas beaucoup le japonais... Quelle grande idée ses parents avaient eu de l'envoyer dans un pays dont elle ne parlait presque pas la langue, le seul point positif était qu'au moins sa langue maternelle était considérée comme la langue universelle. Elle n'avait donc pas vraiment de soucis à se faire pour communiquer, car les gens étaient censés l'avoir apprise.
Quoiqu'il en soit, la jeune fille se retrouvait maintenant dehors, ses valises à la main, à la recherche du lycée IHAD et commençait sérieusement à être fatiguée. Elle n'avait presque pas dormi durant le vol qui l'avait amené au Japon et cela faisait maintenant une heure qu'elle vagabondait dans les rues en espérant trouver un panneau d'indication ou autre chose. Si Emily l'avait voulu, elle aurait pu demander son chemin depuis pas mal de temps mais, vu ce que ça avait donné avec le chauffeur de bus, elle était assez réticente à l'idée de faire confiance à quelqu'un. Et puis de toute façon elle n'espérait pas grand-chose de gens qui s'inclinaient tout le temps.
De nombreux passants c'était approché d'elle pour lui demander si elle avait besoin d'aide ou tout simplement la draguer mais elle avait refusé, d'un sourire poli et s'était ensuite éloignée de toute cette agitation.

Elle devait absolument trouver le lycée, elle refusait de dormir dans la rue même si les étoiles et la lune étaient – soit dit en passant – magnifiques. Son ventre émettait des gargouillis, lui rappelant qu'en plus de ne pas avoir dormi, elle n'avait pas non plus manger. Qu'est-ce que c'était dur d'être humaine ! On avait sans cesse des besoins et un rien pouvait tout foutre en l'air.
Un courant d'air froid fit frissonner la blondinette qui resserra sa veste bleue contre elle (en ayant posé ses valises avant bien sûr). Ses cheveux dorés voletaient librement sur son visage tandis qu'elle jetait un regard autour d'elle afin de repérer un endroit où se reposer... Elle remarqua finalement des bancs au loin qui pourraient parfaitement remplir cette fonction - oh combien honorable -. Prenant ses valises, elle se dirigea vers les bancs d'un pas pressé. Ses jambes commençaient à devenir faible et s'écrouler par terre ne faisait pas vraiment partie de ses projets.

Quand la poupée se rapprocha suffisamment des bancs, elle vit un homme affalé sur l'un d'eux, en train de fumer et de soupirer. Elle se serait bien éloigné de cet individu qui semblait peu recommandable mais elle était beaucoup trop fatiguée pour penser à marcher plus longtemps. Épuisée, elle s'installa à côté du blond et soupira à l'unisson avec son voisin. Emily étendit ses jambes et regretta de ne pas avoir mis de jupe au lieu de ce jean qui la moulait. Au même moment son ventre se remit à faire du bruit, c'est sans doute ce qui attira l'attention de l'homme.

Elle tourna la tête et posa ses yeux bleus dans ceux rouges de l'individu, il avait l'air plus que surpris mais ça la jeune fille s'en fichait. Elle avait bien le droit de s'asseoir où elle voulait non ? Et puis elle paraissait moins suspect que lui quand même. Durant leur confrontation visuelle, elle ne parla pas et ne fit que le fixer, sans aucune émotion dans son regard ou sur son visage de porcelaine. Pourquoi parlerait-elle à un inconnu ?
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Kobori Yusuke
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Jeu 13 Aoû - 17:55

Nous nous regardâmes longuement, saisis l’un et l’autre par la présence de l’inconnu, si proche, finalement. J’en étais certaine, maintenant, la soirée promettait d’être longue. Ma cigarette se consumait, lentement, et, bientôt, je repris une expression normale. Il n’y avait nullement de quoi paniquer. Cette jeune femme ne m’avais jamais vu et il était peu probable qu’elle m’ait croisé dans les mauvais quartiers. Elle n’en avait pas le profil. Bien habillée, tout de bleu vêtue, j’aurai pu me croire en plein rêve si son regard n’était pas aussi douloureux. Il était dur de soutenir un tel regard, façonné par les dieux et rempli par les démons. Rempli ou vidé, d’ailleurs. Il ne m’a pas fallut longtemps pour noter que la demoiselle était très fatiguée et surtout très jolie. J’ai fini par détourner mon regard pour tirer une dernière bouffée, et éteindre la cigarette.

Je ne voulais ni lui parler, ni la laisser là. Je n’avais pourtant rien à lui dire. Et je ne voulais pas me faire emmerder par une gamine fatiguée qui cherchait un endroit ou crécher. Quel dommage qu’elle fut encore si jeune, pourtant. Mais ce n’était pas la question. J’ai adopté une position plus adéquate à ma compagne, et ai soupiré à nouveau. Non, rien à faire, elle me gênait. Elle était là pour me mettre mal à l’aise ? Ah, vraiment, quelle horrible situation. Je n’étais pas en mesure de laisser apparaître un côté social et agréable. Pas maintenant. Quelle horrible sensation que le fait de se sentir envahi. Surtout que je n’avais vraiment pas envie de faire mon gentil garçon, et de lui demander si elle avait besoin d’aide. J’ai soupiré à nouveau, en baissant la tête.

Une cascade de cheveux blonds tomba devant mes yeux, et coula contre mes joues. Je devais vraiment avoir l’air pathétique. Je fuyais une gamine qui n’allait pas me manger, et, qui plus est, n’avait rien dit, rien fait. Sinon planter sur moi son horrible regard mort. Peut être me regardait elle encore. J’avais envie de m’énerver et de lui crier de dégager de mon banc. Si elle voulait un coin où s’asseoir elle allait dans un bar ! Elle commandait une grenadine et elle me laissait ce banc.
J’ai noté que mon état n’était pas habituel. Contre toute attente, je m’étais laissé emporter par la honte d’un geste à qui je devais la vie. Pourquoi m’étais-je retrouvé face à une telle situation ? J’ai soupiré à nouveau, redressant la tête. Et puis, mes mains ont claqués sur mes cuises, et ma classe habituelle est revenue. Allez, Yusuke ressaisi toi ! Tu n’es pas de ceux qui s’écrasent et se laissent mourir pour le reste de la nuit ! Lève toi et va te faire plaisir encore un peu. Une bière, un restaurant, laisse couler la nuit et ne dort pas. Si l’occasion se présente, tu rattraperas tes heures de sommeil perdues demain… Ah, le temps perdu ne peut être rattrapé, j’aurai dû m’en souvenir tout de suite…

Je me suis levé du banc de ma souplesse féline et ai arrangé mes vêtements. Mon regard se porta sur la demoiselle tandis que j’époussetai ma chemise. Un léger sourire déchira mon visage parfait, et je me courbai légèrement, pour marquer d’une politesse hypocrite que je partais. Elle était étrangère, c’était évident. Quant à savoir son origine, elle tait occidentale. J’étais incapable de dire si elle était Américaine ou Allemande. Après tout, j’étais bien Français… Je l’ai regardée une dernière fois avant de lancer, brusquement :

« Eh bien, mademoiselle ! Bonne soirée à vous. »

Et puis, lestement, je me suis détourné de ce banc qui avait repris un peu de ma mauvaise humeur. J’ai fait quelques pas, j’ai regardé deux ou trois vitrine, et ai tourné quelques rues. Pourtant il me fallait l’avouer. Je ne faisais que tourner autours du pot, et je ne faisais que revenir à la grande rue marchande. Elle était toujours là, sur le banc. J’ai fini par me résigner, et ma rapprocher d’elle.
Je me suis arrêté derrière elle, comme un peu paniqué. J’avais beau me rendre à l’évidence, je n’arrivais pas à lui tapoter l’épaule et à lui demander si elle voulait de l’aide. J’ai lancé ma main deux ou trois fois, mais me suis abstenu. Je ne devais pas avoir l’air fin, là, planté derrière une fille qui, bien entendu, ne me remarquait pas. Et puis, je me suis décidé. J’ai enfin effleuré sa maigre épaule, et l’ai saisie doucement. Elle avait l’air chétif, et semblait trembler. Sous mes doigts légèrement tendus, je sentais un corps frêle et fragile. Une petite poupe de cire prête à fondre sous la chaleur de ma paume. Tandis qu’elle se retournait, je suis sortir de ma torpeur, et me suis penché vers elle, rapprochant nos visages.

« Soit tu es fatiguée, soit tu es perdue. Sinon, tu ne t’arrêterai pas ici. Si tu veux, je t’offre un ou deux bols de ramens, et tu me fais part de ta situation, visiblement peu agréable. Et si jamais je te fais peur, ou si tu doutes de moi, ce qui est fort plausible, il n’y a pas de problèmes. Je te laisse mourir ici. »

Je me voulais rassurant. Et puis, il était trop dur de paraître gentil face à des yeux vides. Je me suis contenté de baisser les yeux et de me redresser, songeant à partir. Ce que je fis, d’ailleurs, d’un pas lent. Adressant un geste à Mademoiselle, la priant de me suivre, j’ai enfoncé ma main dan la poche de ma veste.
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Ven 14 Aoû - 19:00

Comme prévu, ce fut l'homme qui détourna le premier le regard, laissant ainsi la victoire à Emily. Cela aurait pu être une source de joie, si elle avait voué une haine envers cet inconnu mais, malheureusement, elle en retira juste une sensation de lassitude. Les gens ne tenaient jamais très longtemps son regard. Pourtant, elle avait cru rencontrer enfin quelqu'un qui serait son égal puisque le regard du fumeur était aussi étrange... on voyait rarement des yeux aussi pourpres que les siens chez un blondinet.
En tout cas, malgré le fait que leur rencontre visuelle soit terminée, aucun des deux ne parlaient. C'était parfait ainsi, discuter était inutile. Elle était à moitié dans les vapes et son esprit ne pensait plus qu'à manger et dormir. Se préoccuper d'être sociable, envers toutes personnes étrangères, était maintenant devenue secondaire pour elle. Et puis l'homme ne faisait que soupirer, ce qui était un peu malpoli tout de même... il avait vraiment de la chance que la jeune fille se fiche des autres et ne soit pas pointilleuse sur la politesse.

Pitoyable, songea Emily en regardant dans quel état était son voisin. Il semblait être tendu et plus que mal à l'aise, était-ce à cause d'elle ? Elle n'avait pourtant rien fait et rien dit à part le regarder... Si on ne pouvait même plus observer les gens maintenant ! Enfin, si ce n'était que cela, la blonde n'aurait qu'à regarder devant elle et puis c'est tout.

Un claquement sonore la fit se retourner vers l'homme qui avait visiblement retrouvé une certaine tranquillité d'esprit, il allait même beaucoup mieux puisqu'il se leva et effectua une petite courbette. Bon sang, quelle sorte de politesse obligeait les gens à s'incliner pour un rien ? Puis, leurs yeux se croisèrent de nouveau et il s'en alla en lui lançant un « Eh bien, mademoiselle ! Bonne soirée à vous ! »
… C'était étrange. Dit comme cela, on pouvait avoir l'impression qu'il se quittait après une longue discussion qui les aurait rapprochés. Alors que la seule chose qu'ils avaient jusqu'alors échangé c'était des regards.

Quoiqu'il en soit, la poupée était maintenant seule, assise sur un des bancs de la grande rue marchande et ne bougeait plus. Son dos était bien droit, ses mains reposaient sur ses cuisses et rien, sinon sa poitrine qui se soulevait, n'indiquait qu'elle était bien une personne vivante. Elle ne voulait pas se bouger pour rien et ne demanderait pas d'aide non plus. La blondinette ne savait pas quoi faire, accepter de l'aide ou se résigner à dormir à la belle étoile ? Cela faisait une demi-heure qu'elle méditait sur ce problème quand soudain elle sentit qu'on lui prenait l'épaule. Emily se retourna lentement et découvrit que c'était tout bonnement le fumeur de tout à l'heure. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement lorsqu'il rapprocha son visage du sien, il n'avait pas besoin d'être aussi près d'elle pour lui parler quand même ?!

La jeune fille n'avait compris que la moitié de ce que venait de dire le blond mais, ayant entendu le mot ramen, elle se douta qu'il lui proposait à manger... Il lui avait également laissé le choix entre le suivre ou mourir... Cela méritait réflexion... Voulait-elle suivre un étranger qui avait (selon lui) pour but de la nourrir ou resterait-elle méfiante jusqu'au bout ?
Cependant, elle n'avait pas encore décidé quoi faire, qu'il partait déjà, l'invitant d'un signe de main à le suivre.
Bon, au diable ses aprioris, la poupée devait d'abord penser à remplir son estomac... et qui sait... il saurait peut-être où elle allait pouvoir dormir cette nuit ?
Elle se leva en prenant soin de ne pas oublier ses affaires et le suivi.

« Merci. » Dit-elle en souriant.

C'était prononcé dans un japonais parfait, même si l'accent anglais était présent. Ce fut la seule chose que dit Emily avant de retomber dans son mutisme. Pour le moment, elle ne pouvait que suivre cet homme qui la menait dans un endroit où elle pourrait se restaurer. Il n'y avait plus qu'à prier pour qu'elle aime les ramens.
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Kobori Yusuke
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Ven 14 Aoû - 22:18

J’entendis ses petites chaussures de bonne qualité résonner derrière moi. Je ne m’étais donc pas trompé. Cette jeune fille avait faim. Je l’ai regardé un instant, ne sachant tout à fait où l’amener. Il ya avait des tas d’endroits où laisser manger cette jeune femme bleue, mais est-ce que chacun sauraient la satisfaire ? Elle avait l’air bien trop raffinée pour apprécier des repas minimes et je n’avais pas sur moi de qui lui offrir des sushis. Et puis, si je me souvenais bien, les sushis n’étaient pas très appréciés à l’étranger. Lourd, pâteux… Pourtant, j’avais toujours aimé ça. Mais, au Japon, je n’en avais jamais mangé.
Je notais soudainement, alors que nous marchions silencieusement, que la seule fois où j’avais mangé des sushis, c’était lorsque ma mère, un soir, avait peu envie de faire à manger. Elle m’avait alors lancé mon manteau et, avec un sourire discret, m’avait demandé de la suivre. Nous avions marché quelques temps pour finalement entrer dans une petite enseigne peu valorisée. Elle était coincée entre deux vieux immeubles d’une rue mal éclairée, tandis que, quelques mètres plus loin riaient de manière excessive un couple très certainement enivré. Nous sommes donc rentrés dans ce restaurant qui ne payait pas de mine. Une jolie serveuse nous fit asseoir à une petite table au fond, tandis qu’un homme aux yeux bridés s’était approché de nous, tout sourire. Il se pencha vers ma mère de manière très intime. J’ai vite compris. Mais qu’importe, j’ai juste baissé les yeux, un peu gêné. Et puis, Maman a commandé le même plat pour nous deux. C’est arrivé très vite, et j’ai eu pour la première fois devant mes yeux des tranches de poisson crues posées délicatement sur un petit tas très bien maintenu de riz bien blanc. Trois petites pièces comme celles-ci, et puis, à côté, quatre petits rouleaux de riz fourrés, entouré d’une sorte de papier noir. Jamais je n’avais vu de choses pareilles. Maman m’a regardé étrangement, et à pris entre ses deux baguettes une des pièces aux lamelles de poisson, avant de la porter à ses lèvres. Ses gestes, je les ai tous recopiés sur mon corps, un par un, portant moi aussi un de ces pièces à mes lèvres. L’effet fut immédiat, et je sens encore aujourd’hui le goût fade et pourtant si prononcé de ces sushis. Et je me souviens avoir souri de toutes mes dents, en regardant ma mère, qui m’avait répondu. J’ai souri de tout mon corps de petit garçon.

Elle aussi avait souri. A défaut de pouvoir lui offrir du luxe, je me suis arrêté devant une espèce de restaurant sans grandes enseignes, juste un nom, que j’ai oublié. Je l’ai regardé quelques secondes. Elle était toujours là, à porter sa valise. Quelle manque de délicatesse, je ne m’étais même pas propose pour la lui port ! Bah, il était trop tard, maintenant, n’est-ce pas ? Je me suis donc contenté d’ouvrir la porte, et de laisser la demoiselle entrer avant moi. Saluant l’assemblée, je jetais un rapide coup d’œil. Il y avait peu de monde, quelques hommes d’affaire à cette table, deux jeunes gens à l’autre, nous serions tranquille pour la soirée. Je l’invitai donc à s’asseoir sur une table un peu isolée, poussant sa lourde valise à côté de moi. Presque aussitôt, un homme ventru et pas très grand s’approcha de nous, un sourire peint sur les lèvres. J’ai cru qu’il allait se pencher de manière intime au dessus de la demoiselle, mais il n’en fut rien. Il fallait que je me débarrasse de ces impressions et ces souvenirs de quand j’étais gamin, pour préférer une vision de la vie plus… Actuelle. Nous avons commandé, elle a pris ce qu’elle voulait, et me suis contenté d’un bol de nouille tout simple, accompagné d’une bière. Quand l’homme est parti, j’ai posé sur elle un regard plein de question.

Jeune fille, d’où viens-tu ? Que fais-tu ici ? Tu as dû en voir, des choses, pour avoir un tel regard. Je n’osais rien lui demander. Nos regards, à nouveau, se sont croisés. Je l’ai soutenu, cette fois ci, jusqu’à ce que je trouve le courage de lui adresser au moins quelques mots. Sans baisser les yeux, j’ai souri à la jeune femme.

« Je suis Kobori Yusuke, au cas où tu douterai de moi. Je suis psychologue. Et, ne prends pas ça mal, mais tu es très intrigante. D’où viens-tu ? Pas d’ici, c’est certain. Tu es Française ? »

Voilà, Yusuke. Tu avais posé une toute petite partie des questions qui te tournaient au fond du crâne. Et tu te retenais pour ne pas l’ennuyer. Elle était jolie, cette demoiselle. J’aurai tant aimé qu’elle soit française, je ne me serai pas senti pareil. Il n’en fut rien, malheureusement. Mais peu importe, j’ai continué à soutenir son joli regard mort. Quel doux regard. Quelle enfance avait-elle eut ? Etait-elle de la même sorte que moi ? Peut être ses parents ne la souhaitaient pas. Le doute ne plana pas longtemps. Avec de tels vêtements, elle ne pouvait pas avoir été non-désirée. Adoptée ? Peut être. Mais pourquoi une famille adoptive déposerait elle la jeune femme dans un pays comme le Japon où, visiblement, ils l’abandonnaient ?
C’était la nature humaine. Chaque humain, à chaque problème posé ou à chaque question, fait de lui et de son expérience le centre de la chose. Par exemple, des mains agitées. Si l’on demande à deux personnes ce que peuvent, pour chacun d’entre eux, signifier l’agitation de ces mains, les réponses a de grandes chances d’être différentes. L’un pourra répondre une nervosité gardé pour soi, l’autre pourra dire qu’il voit cela comme une excitation grandissante et visible, et une démonstration de joie. Tout ça parce qu’ils intègrent dans ce jugement leur expérience personnelle et, en l’occurrence, leurs habitudes propres. Ainsi, suivant ce schéma si humain, je restai persuadé que cette tristesse venait de ces parents. Il me fallut du temps avant de me persuader que tout le monde ne pouvait être dans le même cas que moi. Les nouilles arrivèrent sans que mon regard ait quitté le sien. Le bonhomme repartit, toujours souriant, et je repris la parole.

« D’où peux-tu bien revenir, pour avoir un tel regard ».

Un sourire intrigué accompagnait mes mots. Et mes yeux se plantaient dans les siens, toujours plus profondément, pour lire en elle ne serait-ce qu’un détail, une explication. Mais rien, rien ne vint. Mais peu importe, j’ai continué d’appuyer sur ses yeux bleus, j’ai continué à l’aveugler du pourpre de mes pupilles comme pour la noyer dans un bain de pétales de roses à peines écloses. Dieu, que j’aimais ça.
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Dim 16 Aoû - 10:13

Docilement, la blonde s'était mise à suivre l'homme sans poser de question. Elle aurait pu lui demander où il l'emmenait, qui il était et un tas d'autres choses mais pour l'instant elle était trop occupée à essayer de ne pas se fracasser la figure par terre. Dois-je vous rappeler que le décalage entre l'Angleterre et le Japon est de neuf heures ?
Les jambes de la jeune fille vacillaient légèrement à chacun de ses pas, elle commençait à se demander quand elles allaient céder... Peut-être que si elle permettait aux gens de parier sur quand elle allait se crouter par terre, elle ramasserait beaucoup d'argent ?
Ah la la, la faim et la fatigue lui faisait avoir de drôles d'idées, vivement qu'on lui donne à manger pour qu'elle puisse au moins avoir la moitié de ses neurones fixés sur autre chose que ses besoins primaires.

Ils arrivèrent enfin au paradis, à savoir un restaurant (dont le nom échappait complètement à Emily puisqu'il était écrit en japonais). Elle remercia brièvement l'inconnu, pour lui avoir ouvert la porte. Il avait enfin dû remarquer qu'elle se coltinait des valises depuis le début... ou avait juste fait preuve de galanterie comme tout bon gentleman qui se respectait. De toute façon, peu importe la raison, Emily n'allait pas se mettre à décrypter chacun geste de l'homme sinon elle n'en finirait pas et se taperait un mal de tête inutile.
L'endroit était plus petit que ne le laissait deviner la devanture, il en émanait une certaine chaleur humaine et un sentiment de paix. Imperceptiblement, la poupée se détendit et s'autorisa un bâillement. Elle plaça sa main devant sa bouche et laissa la fatigue prendre quelques instants le contrôle de son corps. Ne se souciant pas des regards curieux que lui jetaient les clients du restaurant, elle suivit son sauveur et nota qu'il l'avait soulagé d'un poids en prenant sa plus lourde valise. Finalement, il savait comment se rattraper quand il le fallait.

La blondinette s'installa face au fumeur et n'eut à attendre que quatre minutes environ avant que l'on ne vienne prendre sa commande. Le serveur était un homme avec un embonpoint qui serait certainement moins apparent s'il n'était pas aussi petit. Le sourire poli qu'il affichait, s'était crispé quand son regard avait croisé des yeux bleus. Encore, quelqu'un de faible, pensa l'anglaise en détournant son regard vers le menu. Malheureusement, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devrait ou devait prendre. Elle décida de copier l'inconnu et demanda deux bols de nouilles avec un jus de pomme. Elle sourit aimablement au serveur quand il s'éloigna d'un pas rapide vers les cuisines et reporta son attention vers l'étranger qui la fixait.

La petite poupée écouta tranquillement la présentation de l'homme ainsi que ses questions. Durant ce laps de temps, leur regard ne s'était pas lâché. Il commençait à s'habituer au sien, c'était une chose que l'adolescente apprécia pour la première fois chez l'homme (outre le fait qu'il allait la nourrir évidemment). Kobori Yusuke... Puisqu'elle était au Japon, le prénom du psychologue devait être Yusuke alors.

« Je n'ai pas à prendre mal vos questions puisque je vais être votre débitrice. » Elle cilla et fit un sourire sans joie à Yusuke. « J'apprécie en tout cas votre perspicacité, je ne suis en effet pas d'ici mais, je ne suis pas non plus Française... Je suis Anglaise. Mon nom est Emily, Emily White. »

C'était la phrase la plus longue qu'Emily prononçait depuis le début de leur rencontre. L'homme pouvait se féliciter d'avoir au moins eu une réponse de sa part, car sa mère lui avait toujours dit de ne pas parler aux inconnus surtout avec ce qui s'était passé... Elle ne devait pas avoir appris de ses erreurs... oh et puis elle ne faisait que partager un échange d'information avec celui qui payait son repas, n'est-ce pas ? D'ailleurs en parlant de manger, leur diner arriva peu après la réponse de la jeune fille.

Elle se serait bien jetée sur son repas mais, Yusuke avait encore des questions à lui poser et ne semblait pas avoir envie de détourner son regard du sien... Si cela continuait, la blonde allait lui finir par l'ignorer pour enfin combler son appétit... surtout avec une telle question indiscrète à laquelle Emily ne comprenait rien. Comment ça d'où elle revenait ? Du ventre de sa mère et son regard avait toujours été comme ça... Il était vraiment étrange comme psychologue... Même son regard rouge était bizarre, elle avait l'impression qu'il essayait de lire en elle... Pas de bol personne ne réussissait, son ancien psy lui avait d'ailleurs dit qu'elle avait le regard d'un mort... ce à quoi elle avait répliqué que pour draguer ce compliment n'était pas terrible.

Sans répondre, elle prit les baguettes et jeta un œil aux autres clients afin d'observer leur façon de manger. Elle essaya ensuite de faire pareil et y arriva avec une facilité déconcertante pour une première fois. La poupée avala rapidement son premier bol de nouilles et sentit avec joie, son ventre se remplir. Elle leva la tête vers le japonais et lui parla :

« Savez-vous où je pourrais trouver un endroit où dormir ? »

Jour à marquer d'une pierre blanche, Emily venait de lancer une conversation d'elle-même ! Ce n'était, certes pas un sujet folichon mais cela relevait de l'exploit pour elle.
Quant à savoir pourquoi elle ne demandait pas où était le lycée, c'était tout simplement qu'à cette heure il devait être fermé et puis elle aurait le temps de se renseigner plus tard à ce sujet.. Un lycée qui avait un SPR ça ne courrait pas Tokyo.
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Kobori Yusuke
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Mer 19 Aoû - 15:37

Je fus un peu surpris. Draguer ? Moi ? Mais non ! Pas une jeune fille ! Mais je quittais ses yeux pour plonger dans mes nouilles. Moi aussi, j’avais faim, finalement. D’habitude, je me contentais d’enfoncer le plus de nourriture possible dans ma bouche. Mais d’habitude je mange seul. J’hésitais un instant et, presque au même moment qu’elle, avalait une pincée de ramens maigrichonne. Mais la faim l’emporta, et je finis mon bol plus vite que la demoiselle. Bah, peu importe. Je n’avais pas à m’inquiéter de ma façon d’être devant une jeune fille que je ne reverrai pas. J’ai fait un signe discret au petit homme rond, et il sourit de plus belle. Ainsi, amener des ramens à des clients divers et variés lui plaisait tant que ça ? Quelle chose étrange. Mais, après une brève réflexion, je notais que tout le monde ne voulait pas s’enfermer dans un bureau pour suivre des gens à la personnalité fragile…
Une anglaise. J’avais en face de moi une anglaise ravissante, à l’accent prononcé. J’aurai aimé qu’elle soit française, je me serai alors dévoué pour elle comme jamais je ne m’étais dévoué pour personne. Je parlais anglais, un peu. Je n’étais pas très à l’aise, mais c’était primordial pour moi. En arrivant au Japon, je ne savais pas où aller, ni quoi faire. Et si on m’avait dit que j’allais m’occuper d’enfants dans un lycée, je me serai posé tout un tas de questions sur le lycée. Ce que des tas de gens faisaient, je suppose. Jamais je n’avais vu un lycée traitant ses élèves de leurs maux psychologiques. Quelle bonne idée…

Avant que les bols n’arrivent, elle me posa une brève question. Où dormir ? Mais il y avait des tas d’hôtels aux alentours ! Il me semblait étrange qu’elle ne veuille pas y aller. L’humain, en cas de crise, cherchait toujours tous les moyens possibles pour résoudre cette crise. Je veux bien croire que les hôtels ne soient pas tous de bonne qualité, mais pour une seule nuit, elle pouvait s’en contenter. Je réfléchis un instant, surpris, avant de baisser les yeux vers elle. Je savais quoi lui répondre, alors que je doutais encore de la politesse dont je pouvais faire preuve. Je n’avais pas l’habitude des dames visiblement riches et nobles. Mais peu importe, je ne la reverrai plus, après ça. Cette fois ci, je baissai les yeux sur mon nouveau bol pour manger comme d’habitude, un peu brusquement et de manière telle que je perdais un soupçon de charme.

« Pourquoi ? Tu es seule et abandonnée ? Ne va pas me faire croire que tu n’as nulle part où dormir. Tu dois bien avoir de la famille ici. En plus, il y a des tas d’hôtels dans ces coins là. Si tu n’as nulle part où dormir, prends une chambre»

Mon regard se planta doucement dans le sien. La profondeur de ses yeux me plaisait. Elle était intéressante. Je me suis surpris à penser aux questions que je lui aurai posées si elle m’avait exposé ces problèmes. Ses yeux me fascinaient, ils racontaient à eux seuls toute l’histoire de la jeune anglaise, dans une langue que je ne comprenais pas. Mademoiselle, si je n’arrivai à lire dans vos yeux, vous alliez devoir me faire la lecture. Je gardai un visage impassible, tandis que je me redressais pour la regarder fixement.

[Caca boudin, ce RP]
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MessageSujet: Re: [PV Emily White_] "Je ne dévoilerai rien"   Mer 19 Aoû - 20:53

Tandis que le blond appelait le serveur de tout à l'heure, pour sans doute redemander des ramens, la petite poupée entamait son deuxième bol et l'avala un peu plus goulûment que le précédent. Finalement, la nourriture ici n'était pas aussi mauvaise qu'elle l'avait craint. Elle s'était imaginée, manger des sushis dès son arrivée au Japon mais visiblement l'homme avait su faire preuve de délicatesse en l'invitant dans un restaurant qui servait des pattes. C'était un peu loin du repas typiquement japonais qu'elle aurait pu déguster mais c'était ce qui lui fallait ce soir.

Le bonhomme revint avec leurs bols et repartit rapidement servir d'autres clients en conservant un parfait sourire commercial. Emily n'avait même pas eu le temps de le remercier... Bah, ce n'était sans doute pas nécessaire de le faire à chaque fois. Elle allait enfourner une part de nouilles dans sa bouche quand un regard pourpre se posa sur elle. Elle resta un instant immobile, la bouche entrouverte, les baguettes à mi-chemin de ses lèvres rosées pour ensuite remettre les pattes dans son bol et attendre la réponse (si réponse il y avait) de son sauveur.

Elle était un peu étonnée de son attitude brusque. Son ton paraissait limite moqueur et il avait perdu son côté gentleman qui avait su rassurer quelque peu le cœur froid de la blondinette. Enfin, elle n'allait pas s'en formaliser après tout, les psychologues n'étaient pas connus pour être naturellement équilibrés... surtout après des années à suivre des gens qui ne l'étaient pas du tout.

« En réalité, j'avais espéré que vous me conseilleriez un bon endroit où dormir. » Elle s'amusa un instant à touiller ses nouilles avant de reprendre d'une voix atone. « Normalement, je devais arriver plus tôt dans la journée mais mon vol a eu du retard... et malheureusement l'internat du lycée IHAD est fermé à cette heure. »

Leurs yeux se rencontrèrent de nouveau et un frisson parcourut Emily. Il essayait encore de lire en elle. La jeune fille n'aimait pas ça, d'habitude les autres n'arrivaient pas à la regarder aussi directement. Bien sûr son visage de porcelaine ne montra rien de son léger embarras mais quelqu'un d'attentif – comme l'était certainement Monsieur Kobori – allait aisément voir la petite lueur d'incertitude dans ses yeux bleus. Maudit soit les gens qui s'entêtaient à essayer de décrypter ce qu'elle pensait.
Elle brisa l'échange et reporta son attention sur son repas. Le bol fut très vite vide et son ventre remplit. L'anglaise essuya tranquillement sa bouche et poussa un soupire de contentement. Elle avait rarement mangé d'aussi bon cœur... même si cela ne s'était pas réellement vu. Jetant un œil au nombre de bols devant eux, elle se demanda si elle ne devait pas payer une partie de l'addition, après tout ils n'étaient pas amis et nourrir gratuitement les adolescentes n'étaient certainement pas un passe-temps du blond.

« Dois-je payer la moitié de l'addition ? »

C'était franc et sans aucun sous-entendu. L'homme n'avait plus qu'à voir s'il voulait être équitable ou s'il souhaitait jouer les gentleman à nouveau. Le choix lui appartenait et ce n'était pas Emily qui allait le juger, l'un ou l'autre elle s'en fichait.

[Mais non ^^]
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